RioPlus20

Rien de plus que mon petit monde sur la toile.


Patrick Bruel

Le regard mi-tendresse, mi-vautour, Patrick Bruel trimballe, depuis plus de dix ans, sa grande carcasse (1,81 m) de film en film (une quinzaine à son palmarès) et de salle de spectacle en studio d’enregistrement. Une double carrière pour une double actualité, la sortie du film d’Alexandre Arcady, « L’union sacrée», en vidéo (Antarès), et le lancement de son nouvel album, « Alors, regarde» (BMG). Interview de force majeure avec un artiste en devenir,

Patrick BruelAvoir trente ans, c’est la fin de la jeunesse ou le début de la sagesse ?

Ce n’est ni l’un ni l’autre, j’espère. On a simplement un petit poids supplémentaire sur les épaules, mais ce n’est surtout pas la fin de la jeunesse.

Jouer les inspecteurs de police, est-ce un rêve d’enfant qui se réalise ?

Oui, je pense que tout acteur rêve de tenir un jour le rôle d’un flic. En plus, quand il s’agit de se battre contre le terrorisme, comme c’est le cas dans «L’union sacrée», c’est encore meilleur. J’aime beaucoup ce rôle parce qu’il m’a permis de jouer sur plusieurs registres. Il a été écrit sur mesure par Alexandre Arcady.

On connaît désormais le salaire de MM. Calvet et Riboud, pouvez-vous nous dire combien vous valez par film ?

Je ne vais pas me défiler, mais il y a des films pour lesquels je gagne beaucoup d’argent et d’autres, qui ont du mal à se monter, pour lesquels je touche moins au départ, mais avec une participation sur les recettes. Je ne donnerai pas de chiffres car cela n’intéresse pas grand monde, et ceux que ça intéresse le savent déjà.

Pourquoi n’avez-vous pas accompagné Isabelle Adjani en Algérie, elle ne vous intéresse donc pas ?

J’aime bien Isabelle Adjani, mais elle ne m’a pas proposé de l’accompagner. En plus, je ne me suis pas vraiment senti concerné par les événements d’Algérie. Il y a plein de choses qui m’ont interpellé cette année, comme on dit, mais pas ça.

Vos Deug d’anglais et d’espagnol vous ont-ils servi pour draguer les filles au Club Med ?

On peut pas la virer cette question-là?

Votre nombre préféré est le 14. Est-ce parce que vous êtes né le 14 mai ou par hommage à Johan Cruyff (joueur de football célèbre, bande d’ignares) qui portait ce numéro dans le dos à l’Ajax d’Amsterdam ?

(Rires). Ce sont les deux choses au départ, mais aussi le fait qu’a chaque fois que je «rencontre» ce nombre, il se passe quelque chose de positif pour moi. Impressionnant, non?

Vous sortez un nouvel album. On va encore vous dire : «Alors, regarde, tu ne sais pas choisir ta carrière!»

Patrick Bruel2Ce sont les autres qui se sentent obligés de choisir-. Cette année, j’ai fait beaucoup de cinéma, mais aujourd’hui, je me consacre au nouvel album avec son aboutissement logique, faire de la scène. Il y a une chose en tout cas dont je suis sûr, c’est que je n’abandonnerai jamais ce contact privilégié avec les gens. Remarquez, personne ne me demande d’arrêter ni le cinéma ni la chanson, alors !

Après le lancement du disque, vous préparez donc une tournée internationale du genre de celles des Rolling Stones?

J’aimerais bien qu’il y ait autant de gens lors de mes concerts que lors de ceux des Rolling Stones. Plus modestement, il est prévu de faire une tournée en France. Je tourne aussi actuellement un clip filmé par de jeunes réalisateurs avec qui je tente une aventure.

Dans la vie, êtes-vous aussi concerné par la religion que vous l’êtes dans « L’union sacrée »?

Non, moins… Si, en fait, je crois que le personnage me ressemble, il est plein de contradictions avec la religion.

Les enfants vous rendent très heureux. Alors, à quand un petit Bruel junior?

Il faut d’abord trouver la maman. Ce serait génial… (Pensif).

Si l’on vous avait offert le rôle de Michael Douglas dans «Wall Street », vous auriez été plus intéressé par le fait de tourner aux Etats-Unis ou par les rapports avec la bourse ?

Par le côté bourse de l’aventure, car je suis très intéressé et même fasciné par cet univers de jeu autour du fric. Je n’ai pas le temps de boursicoter, mais si je le fais un jour, je le ferai à fond. Pour répondre précisément à la question, je peux dire que je serais aussi ravi de tourner aux USA, mais que le rôle de Douglas me gêne un peu à cause de ce travers très américain qui consisté à faire l’apologie de l’argent.

Côté bouffe, c’est plutôt cous-cous-brochettes ou mets fins et bordeaux millésimé ? (Au même moment, un serveur lui apporte une superbe entrecôte et un verre de bordeaux 82).

Jugez-vous même, mon cher ami!

Est-ce vrai que vous piquez toutes vos idées de chansons dans «Andromaque » de Racine ?

(Rires). Non, ce n’est pas vrai. Mais il faut reconnaître que l’on retrouve dans la dramaturgie toutes les grandes idées.

Vous voir jouer les funambules à 80 mètres du sol, ça n’a pas dû plaire à Marthe Villalonga (sa mère dans le film — NDLR)…

Ne m’en parlez pas, j’ai eu la plus grande trouille de ma vie. Je suis resté quatre heures accroché à une grue, tétanisé. Au bout d’un moment, Alexandre Arcady a décidé d’annuler la journée de tournage. J’ai dit : « Moteur, on tourne !», et tout s’est bien passé… ou presque.

Ben Gazzara, Julie Christie, Patrick Bruel, c’est un beau plateau. Pourquoi « La mémoire tatouée», que vous avez tourné en 1986, n’est-il jamais sorti en France ?

Je ne sais pas. Je crois qu’il n’a pas trouvé de distributeur. Il y a un loup dans cette histoire, je ne comprends pas.

Pour passer une semaine de vacances dans les îles, vous préférez partir avec Henri Krasucky, Pierre Jolivet ou… NastassjaKinski ?

Nastassja Kinski (le cri du cœur). C’est mon point faible…

Quel est le plus grand chanteur pour vous ?

C’est Michel Sardou qui m’a donné envie de chanter ; j’aime également beaucoup Rod Stewart, mais Elvis Presley est le plus fort, le plus grand.

Patrick Bruel3Il paraît que Le Pen a adoré « L’union sacrée », ça vous inspire quelle réflexion ?

Il a dû le voir avec des sous-titres ou alors il n’a pas tout compris.

Chanteur-acteur, acteur-chanteur, c’est Yves Montand qui doit être content d’avoir trouvé un successeur…

Si je réponds à cette question, ce que je vais dire va prendre une ampleur très prétentieuse. Pour l’instant, j’en suis aux prémices. Remarquez, heureusement qu’il y a eu Yves Montand parce que, autrement, on n’accepterait pas ma double carrière.

Un petit joint de temps en temps ?

Sûrement pas. Je me bats énormément contre la drogue et je ne fais pas de distinction entre drogue douce et drogue dure. Je participe à la campagne télévisée qui est faite actuellement. J’ai envie de dire aux gens que quels que soient les problèmes que l’on rencontre, la drogue n’en résout aucun.

Des projets à long terme ?

Pour le moment, je m’occupe du disque, dont le message est très modestement de montrer aux gens ce qu’ils ne veulent ou ne peuvent pas voir. Une des images qui m’a fait réagir cette année est celle de l’étudiant devant les chars sur la place Tien An Men. *Pour le reste, j’ai plusieurs projets cinéma dont un avec Michelle Pfeiffer, que j’ai rencontrée à New York cet été. Je lis aussi beaucoup de scénarios…

Y a-t-il une question à laquelle vous n’aimez pas répondre ?

Non, aucune. C’est plutôt la manière qu’ont certaines personnes de poser les questions, de façon insidieuse, pour vous blesser. Rassurez-vous, ça n’a pas été le cas de vos questions. En plus, nous sommes installés à la table 14, il n’y a pas de problème…


Published by Poupette, on août 4th, 2015 at 8:38 . Filled under: Blog. | No Comments |

Spirale meurtrière

Spirale meurtrièreVariation sur thème connu de film noir. Un privé, assez minable, spécialisé dans la filature des femmes adultères, est chargé par un riche homme d’affaires de suivre sa jeune, blonde, sexy et jolie épouse… qui part en cure thermale. Très vite, le privé se retrouve nez à nez avec sa cliente et sympathise avec elle, avant de rapidement devenir son amant. Comble de l’ironie ou comble de la machination, le mari est tué et le privé soupçonné du meurtre. Roger Spottiswoode, grand spécialiste du thriller («Under fire» ou «Randonnée pour un tueur»), s’offre ici un film qui rappelle certains films noirs des années 40 (style «Adieu ma jolie» ou «Assurance sur la mort») et fait beaucoup penser à «La fièvre au corps» de Lawrence Kasdan. Tout en soignant l’enquête et le suspense (prévisible quand on a vu les films avec «garce» précédemment cités), Spottiswoode développe l’aspect psychologique et sensuel de son film.

L’union sacrée

L'union sacréeLe sujet est généreux, ambitieux et même dangereux (vu le monde d’intolérance religieuse dans lequel nous vivons). Deux hommes, deux flics, vont s’affronter, se haïr, être obligés de faire équipe, peu à peu découvrir celui qui se cache derrière le masque de l’autre, puis se lancer ensemble dans un incroyable combat contre le fanatisme. Il y a Simon Atlan le juif et Karim Hamida l’Arabe. Ces deux êtres aussi différents que leurs cultures et leurs religions vont vivre ensemble l’union sacrée contre le terrorisme iranien et le fanatisme islamique. Alexandre Arcady, loin du «Grand pardon» ou même du « Dernier été à Tanger », construit un policier roublard et haletant avec un final qui a du rendre vert d’envie Belmondo, Bebel la cascade. «L’union sacrée» contient ce qu’il faut de violence, de drames, de périls encourus par les deux héros pour qu’on vive le film comme un thriller d’action et de suspense. Mais Arcady n’oublie jamais son univers, sa philosophie et son message. Car ces deux flics, juif et Arabe, venus du soleil, possèdent, au fond d’eux, une petite flamme qui refuse de s’éteindre : la fraternité. Car Berry et Bruel interprètent deux frères venus des mêmes rivages de la Méditerranée. Frères ennemis aujourd’hui. Mais demain ?


Published by Poupette, on juillet 30th, 2015 at 8:35 . Filled under: Blog. | No Comments |

Presidio

PresidioAprès le meurtre inexpliqué d’une sentinelle, dans le fameux camp militaire du Presidio, un jeune flic civil au sang chaud (Mark Hamon, l’un des héros du feuilleton «Flamingo road») et un vieux renard de la police militaire (Sean Connery, avec qui Hyams avait déjà tourné «Out-land»), vieux ennemis mortels, sont obligés de mener ensemble une enquête ponctuée de meurtres et une chasse à l’homme. Peter Hyams orchestre, avec une visible jubilation, le rapport de forces, non dénué d’humour, entre les deux détectives. Il montre, une nouvelle fois, son talent à investir un lieu (ici, San Francisco des fameuses collines à Chinatown), son art de rendre évidente une réalité sociale (celle de la base militaire du Presidio et de ce monde civil qui la côtoie, sans vraiment en admettre les privilèges) et son habileté à créer une atmosphère. Car Hyams est un des rares réalisateurs américains à être également directeur de la photo de ses films, cela lui permet d’imposer à chaque film une tonalité et une couleur dominantes. «Presidio» marque toute la différence entre un épisode de «Deux flics à Miami» et un vrai film de cinéma.

Taffin

TaffinVoici venu un nouveau justicier des temps modernes, Taffin. Veste de cuir, barbe de trois jours, teint hâlé et colt à la ceinture, Taffin est véritablement le héros de la campagne irlandaise. Son truc : récupérer les dettes de tous ceux qui le payent pour. «Il est difficile de lui dire non», annonce la jaquette. Pourtant, nombreux sont ceux qui s’y emploient régulièrement. Mais voilà, c’est bien lui le plus fort. Son esprit de persuasion et sa force implacable viennent à bout de tous les méchants mauvais payeurs. Et ils sont nombreux dans ce petit bourg perdu ! Aujourd’hui, les villageois font appel à lui pour contrer les vilains projets d’un énorme consortium décidé à implanter une usine chimique au beau milieu de la communauté. Si on pouvait suggérer quelque chose au réalisateur de ce film, ce serait d’inscrire en surimpression au bas de l’écran les moments où le spectateur doit frissonner. Car, en voyant ce brave Taffin, le fou rire vient très vite. Le film est une satire des polars américains sans le vouloir. Enfin, il y a quand même Allison Doody pour sauver cette série B de la catastrophe. Mince consolation !


Published by Poupette, on juillet 10th, 2015 at 8:32 . Filled under: Blog. | No Comments |

Permis de non-retour

Réalisé par David Hemmings (le comédien de «Blow up» et le réalisateur de quelques films dont «Just a gigolo» avec Bowie), imaginé par Donald P. Bellisario (le producteur de «Super copter») et reprenant, en beaucoup plus sophistiqué, l’idée d’un feuilleton comme «Au cœur du temps», « Permis de non-retour » s’offre également deux post-scriptum.., en plongeant le héros « voyageur dans le temps » dans deux nouvelles situations, qui n’ont rien à voir avec l’histoire, fort attachante, qui nous a été racontée pendant plus d’une heure. Comme pour bien montrer que le héros de «Permis de non-retour» est prêt à s’adapter à toutes les aventures temporelles. Tout commence dans un futur immédiat. Un savant américain fait sur lui-même une expérience qui le met à la place, en 1956, d’un pilote d’avion-fusée expérimental X2 (on pense beaucoup à la première partie de «L’étoffe des héros»). Et il ne sait pas piloter ! Et il a perdu toute mémoire. Mais l’image hologramme d’un de ses collègues va l’aider à se sortir de cette situation. Le fantastique, au début, déroute et séduit. Puis on glisse bientôt vers la comédie sentimentale rétro et l’aventure. Roublarde mais efficace, cette première aventure dans le passé de Sam Becket (que, bien sûr, on n’arrive pas à faire revenir dans la dimension temporelle) peut laisser présager d’agréables suites.

Faux-semblants

Faux-semblantsDavid Cronenberg trimballe, d’un film à l’autre, son obsession de la destruction physique et psychique de l’individu. Et, à chaque film, son approche est différente. Dans «Faux-semblants», qui a remporté le grand prix du Festival d’Avoriaz, on retrouve cette lente désagrégation de l’individu. Mais, loin des effets horrifiques de films comme « Parasite murders » ou «La mouche», il organise ici une œuvre dérangeante, mais jamais écœurante. De vrais jumeaux, gynécologues de renom, partagent tout… même les femmes. L’un est plus extraverti et séducteur, l’autre plus introverti et timide. Leur ressemblance leur permet toute les substitutions, professionnelle ou amoureuse. Mais un jour, une femme, une actrice surgit la vie de l’un d’eux, puis des deux. Et elle entraîne le plus faible vers la déchéance et la drogue. Pour sauver ou rejoindre son jumeau, l’autre plongera aussi. Le plus époustouflant du film est le travail de comédien de Jeremy Irons qui compose deux personnages voisins (puisque jumeaux), mais ayant chacun leur personnalité propre. Un détail imperceptible, une attitude, une réplique permet de savoir qui est qui. Et, sur l’écran, les jumeaux, interprétés par Jeremy Irons, s’intègrent étonnamment dans la même image, grâce à l’utilisation d’une technique de double filmage d’une même séquence sur une même pellicule, réglée par ordinateur. «Faux-semblants» est un film dérangeant, fascinant, étonnant, dont on ne sort certainement pas indemne !


Published by Poupette, on juin 24th, 2015 at 8:29 . Filled under: Blog. | No Comments |

Vampire… Vous avez dit vampire? 2

Dans «Vampire… Vous avez dit vampire ?» (le N° 1) le jeune Charlie Brewster venait à bout de ses voisins aux canines proéminentes. Trois ans après, à l’issue d’une thérapie intensive, ce brave garçon est convaincu d’avoir rêvé. : les événements extraordinaires auxquels il a été confronté ne sont que le produit de sa débordante imagination. Ces dispositions ne vont pas durer, car une nouvelle cohorte de vampires arrive en ville, plus redoutables encore parce que conduits par la séduisante Régine (envoûtante Julie Carmen, aperçue déjà dans «Milagro», le film mexico-écolo de Robert Redford). Celle-ci a mis au point un numéro de music-hall fantasmagorique et, profitant de ses pouvoirs, se fait engager à la TV pour présenter l’émission «Fright night», en blackboulant du même coup le cher Peter Vincent, vieil ami de notre héros. Autant dire que la belle équipe est reformée et s’en va à nouveau à la chasse aux vampires. Les effets spéciaux de ce N° 2 ne sont pas inférieurs à ceux du premier, on pourrait même dire au contraire. Si le scénario est plus conventionnel (l’effet de surprise est passé), c’est racheté par la présence (somptueuse) de Julie Carmen, une des plus belles femmes-vampires depuis Carol Borland, si vous voyez ce que je veux dire. Non ? Pourtant «La marque du vampire» vient de repasser sur FR3.

Invasion Los Angeles

Invasion Los AngelesLes invasions d’extra-terrestres se suivent et ne se ressemblent pas toujours. Celle-ci est du genre «Body snatchers» comme dans le fameux film de Don Siegel (et son remake par Philip Kaufman), les aliens ont déjà commencé, en douce, leur travail de substitution, prenant la place et l’apparence exacte des humains. En fait, ils cachent de monstrueux visages d’écorchés morts vivants. Pour les voir, il faut des lunettes spéciales, que des résistants, déjà organisés, fabriquent et utilisent. On retrouve un des thèmes préférés de John Carpenter : des groupes de militants luttent dans l’ombre contre les forces du Mal. Le fil conducteur est fourni par un ouvrier musclé, qui découvre une base de la Résistance et, chaussant par hasard les fameuses lunettes, découvre la réalité invisible de l’horrible invasion. Ce qui nous vaut une très belle séquence parano. La suite, c’est l’affrontement sans merci des aliens et des humains, qui s’achève en apothéose spectaculaire. Projeté à Avoriaz en janvier 89, «Invasion LA» est sorti en catimini pendant les vacances : la présente cassette donne, heureusement, l’occasion de le découvrir aux amateurs de SF qui décoiffe.


Published by Poupette, on juin 12th, 2015 at 8:26 . Filled under: Blog. | No Comments |

Appelez-moi Johnny 5

Voici la suite — ou plus exactement l’exploitation commerciale — de «Short circuit», le film à succès (sauf en France) de John Badham. La jolie Ally Sheedy a — hélas, trois fois hélas 1— disparu de ce second épisode. Mais il reste Fisher Stevens, dans un rôle (de composition) de jeune lndou scientifique un peu lunatique, et le robot trop humain nommé (non plus Number 5 mais…)Appelez-moi Johnny 5 Johnny 5 ! Dans le précédent épisode, cet engin militaire top secret, doté de tous les gadgets les plus sophistiqués et de tous les circuits les mieux intégrés, a été déréglé par un coup de foudre, un véritable éclair malencontreusement tombé du ciel, qui lui a modifié ses programmes et lui a donné des émotions très humaines. Après avoir réussi à échapper à toutes les forces armées des États-Unis lancées à sa poursuite, grâce à une jeune écologiste dont il était tombé fou amoureux, Johnny 5 part maintenant à la conquête de Manhattan. Naïf et avide de nouvelles informations, il rencontre des businessmen ambitieux, des braqueurs de coffres, des banquiers corrompus, des flics qui tirent sur tout ce qui bouge, etc. Johnny 5 a l’art de se mettre dans les situations les plus périlleuses et les plus folles. Il est sûrement le seul robot de la planète à jouer les hippies et à se faire embarquer au poste de police avec les menottes. Les cascades et les effets spéciaux se multiplient. Le film est un vrai divertissement, mais on y cherche vainement ce qui faisait l’originalité et le charme de «Short circuit».


Published by Poupette, on mai 19th, 2015 at 8:24 . Filled under: Blog. | No Comments |

Le blob

Le blobC’était au temps où les teenagers américains se prenaient pour des rebelles sans cause en écoutant du rock. C’était aussi le temps où un jeunot blondinet nommé Steve McQueen débutait sa carrière dans une série E3 particulièrement kitsch et débile. C’était les années 50 ! Un gros chewing-gum carnivore et extra-terrestre s’attaque à une tranquille bourgade américaine. Le jeune McQueen, sa girl friend au bras, veille et affronte le rouge envahisseur le blob ! Le remake concocté par Chuck Russell est très fidèle au modèle original et sait doser habilement le cocktail humour et terreur. Et le film s’offre même de nombreux clins d’œil au précédent. En trente années, le domaine des effets spéciaux a fait des progrès prodigieux. « Le blob » version 88 va donc dévorer avec sophistication : faire passer sa proie par un trou d’évier ou engluer toute une salle d’hôpital. Kevin Dillon (frère de Matt), avec sa bouille de bébé «pop corn-milk shake» en révolte, mène le film tambour battant, devant lutter à la fois contre le monstre visqueux, contre une armada de savants décidés à faire de sa petite ville un terrain d’expérience et contre les policiers qui n’apprécient ni ses cheveux longs ni son blouson de cuir. «Le blob» est vraiment un grand régal d’épouvante. Pour frémir et sourire.

L’ensorceleuse

L'ensorceleuseFilm ou téléfilm ? Allez savoir… En tout cas, ce «Spellbinder» inédit en France est digne d’intéresser les amateurs de fantastique. C’est une nouvelle variation sur le thème, archi-connu depuis « Rosemary’s baby », de la secte des adorateurs de Satan. Jeff Mills, qui travaille dans un cabinet d’avocats, fait la connaissance, dans des circonstances assez spéciales, de Miranda. Coup de foudre. Cette fille splendide, amante experte, a en outre des dons de voyante et de guérisseuse. Tout le monde l’adore, sauf une collègue qu’on s’empresse de taxer de jalousie. Coup de théâtre : la mère de Melinda fait irruption au bureau de Jeff, exigé qu’on lui rende sa fille, au nom de la secte en question. Melinda, paniquée, s’enfuit. Jeff, à la police, rencontre un inspecteur qui prend toute l’histoire très au sérieux. N’en disons pas plus. Quand on a vu la plupart des films du même genre, on n’est pas trop surpris de ce qui va suivre, mais il faut reconnaître que c’est vrai– ment très bien amené : les profanes seront bluffés ! A condition qu’ils ne lisent pas de trop près le texte de la jaquette qui, à mon avis, vend un peu trop la mèche sulfureuse de cette… diabolique histoire !


Published by Poupette, on mai 6th, 2015 at 8:21 . Filled under: Blog. | No Comments |

Les portes tournantes

Nous sommes en 1928 dans une petite ville du Canada. Céleste, dix-huit ans, joue du piano et se fait remarquer par le propriétaire du cinéma local, qui l’engage pour assurer l’accompagnement, car en ce temps-là le cinéma est encore muet. Ravissante dans ses toilettes d’apparat, elle devient une vedette locale, et le public se presse autant pour l’admirer que pour voir les films. Jusqu’au jour où tout s’effondre à cause d’une stupide nouveauté « Le chanteur de jazz »est arrivé d’Hollywood, et avec lui le parlant, la fin des pianistes. Congédiée, Céleste doit se résoudre à épouser Pierre Blaudelle, un riche héritier qui la courtisait depuis longtemps sans espoir. C’est alors que tout se gâte : prisonnière d’une belle-famille abusive qui, lorsque Pierre meurt à la guerre, lui enlève son enfant, Céleste s’enfuit et refait sa vie à New York. Jolie histoire, qui nous révèle la sensibilité charmante de Monique Spaziani dans le rôle de Céleste. Mais le film de Francis Mankiewicz (neveu de Joseph) ne s’arrête pas là. Il y a toute la partie année 80 : le fils de Céleste a épousé Lauda (Miou-Miou) et il a eu un fils, Antoine, qui découvre, soixante ans après, le cahier intime de sa grand-mère et part à sa recherche. C’est émouvant, mais tarabiscoté. On retient surtout les belles années de Céleste, au temps de sa jeunesse éblouie.

Jeux dangereuxJeux dangereux

On travaille en famille puisque, à la ville, Bryan Brown et Rachel Ward sont mari et femme, comme dans «Jeux dangereux». Il faut juste espérer que les choses s’y passent plus calmement que dans la fiction. Dans un village perdu au sud de l’Australie, à la veille de la Seconde Guerre mondiale, une jeune femme s’ennuie dans ses tâches ménagères. L’arrivée du jeune frère de son mari, puis celle d’un bel inconnu venu travailler dans le coin comme barman, déclenchent chez cette femme un état de frustration, une excitation sexuelle qui tournera à la tragédie. Ken Cameron a réussi à créer une atmosphère à la fois lancinante et étouffante, parfaite pour ce drame de la sensualité et de la passion incontrôlable. On retrouve, dans «Jeux dangereux», cette qualité à la fois intimiste et épique qui semble l’apanage de nombreux films australiens. Entouré de Bryan Brown et de Sam Neil, Rachel Ward (femme fatale de films comme «Les cadavres ne portent pas de costard» ou de «L’antigang» aux côtés de Burt Reynolds) donne à ce personnage de fermière, de femme fruste , une sensualité et une sensibilité très séduisantes.


Published by Poupette, on avril 23rd, 2015 at 8:18 . Filled under: Blog. | No Comments |

Stock-car city

Ce film de Randal Kleiser a été présenté au Festival de Deauville 1984 sous son titre original, «Grandview, USA». Il n’est pas sorti en salles, et le voilà brusquement en cassette ! Explication évidente de ce phénomène : la présence au générique des noms de Patrick Swayze (désormais TV-star) et peut-être aussi de Jamie Lee Curtis (un malheur avec «Un poisson nommé Wanda»). Celle-ci incarne Mike, la très énergique et non-conformiste propriétaire d’un terrain de stock-car, qui se débat dans les problèmes financiers. Un promoteur immobilier, Pearson, a juré de s’emparer de cette belle surface pour y construire un complexe hôtelier. En revanche, son fils Tim (l’ex-«Outsider» C. Thomas Howell) est fou de stock-car et amoureux de Mike, malgré leur différence d’âge. Enfin, il y a Ernie Webster, un ouvrier du bâtiment champion de stock-car (Patrick Swayze). Le tout se passe dans une petite ville du Midwest, Grandview. A voir surtout pour Jamie Lee Curtis, superbe créature qui porte à ravir les basses résilles, chemisiers léopard et mini-jupes de cuir noir.

Je suis le seigneur du château

Ce château-là est bâti en Bretagne, au bord d’une forêt comme celles où les scouts de la collection «Signes de piste» organisaient leurs jeux. D’ailleurs, c’est un peu ce qui va se passer entre Thomas et Charles, dix ans. Le premier est le fils du châtelain (Jean Rochefort), un veuf digne et moustachu. Pour l’aider, il recrute une gouvernante (Dominique Blanc), fraîche et courageuse, mari disparu en Indochine, qui est la mère du second. D’emblée, entre les deux garçons, c’est la guerre. Juché au plus haut de son donjon, Thomas, qui a vu sa mère mourir sous ses yeux, guette l’arrivée des intrus, arrogant et hostile.Je suis le seigneur du château «Je suis le seigneur du château» se répète l’orgueilleux gamin, prêt à toutes les vilenies pour défendre son territoire. « Ne racontez surtout pas l’histoire», prévient le réalisateur, Régis Wargnier («La femme de ma vie»). Il a bien raison. Parce qu’on devine que l’affrontement entre les deux enfants seront impitoyable, mais il y a trop de rebondissements et de revirements qu’on gâcherait en les révélant à l’avance. Dure époque, l’enfance ! Mais quel magnifique. La musique de Prokofiev, incroyablement moderne, soutient de bout en bout ce suspense qui étreint irrésistiblement le spectateur.


Published by Poupette, on avril 2nd, 2015 at 8:16 . Filled under: Blog. | No Comments |

Un problème avec les feux de ma voiture

Cela fait maintenant une semaine que je prends le bus pour aller travailler, car les feux de ma voiture ne marchent plus. Les feux de position qui me servent de veilleuse ainsi que les feux de croisement que j’utilise pour les codes sont obsolètes à mon grand regret.

Je connais un ami qui a appris la mécanique en regardant des vidéos sur des sites de mécanique-auto. Je pense procéder pareillement. J’ai lu sur www.PiecesAuto24.com qu’il fallait commencer par dévisser les petits écrous pour enlever le phare de la carrosserie et le sortir par la suite. Pour pouvoir le sortir, il faut déposer la calandre et le bouclier. Et enfin, on peut procéder à la réparation et au remplacement de l’ampoule. La théorie semble très simple, mais la pratique est tout autre. Au cas où cela ne marcherait pas, je pourrais toujours emmener mon auto chez mon garagiste.

Puisque je passe la majorité de mon temps à surfer sur internet, j’ai trouvé quelques petites astuces supplémentaires pour remplacer le système d’éclairage de ma voiture. Je compte également acheter les pièces sur internet. D’habitude, je vais dans les magasins de vente de pièces détachées d’occasion, mais pour cette fois, j’ai choisi les pièces neuves sur internet, ils dureront plus longtemps.

Comme je conduis une Renault, il ne me sera pas difficile de trouver la pièce adaptée, toutefois, je ne voudrais pas payer le prix fort pour une simple ampoule.

Un collègue au bureau m’a conseillé un site, je l’ai visité, mais je n’en suis pas très convaincu. J’ai préféré comparer les prix et m’assurer de l’authenticité des produits avant d’effectuer l’achat. La diversité de choix sur internet m’a permis de trouver des offres très intéressantes. Aussi, beaucoup de grandes marques fournissent les pièces à ces sites marchands, mais l’authenticité du produit reste à voir. Néanmoins, le prix et le système de livraison sont assez tentants. À la réception de mon colis, je compte bien me mettre à l’ouvrage, et j’espère m’en sortir sans trop de dégâts quand même. Je suis fort en bricolage, je pense que ça devrait bien se passer.


Published by Max, on mars 23rd, 2015 at 11:45 . Filled under: Blog. | No Comments |