RioPlus20

Rien de plus que mon petit monde sur la toile.


Doux amer

Petite chronique de la vie d’une jeune femme de trente ans qui veut être libre et assumer sa vie. Et qui s’aperçoit que cela n’est pas facile. Elle est enceinte et seule, parce que le père refuse l’enfant. Elle reprend son travail. Elle vit le grand amour. Elle subit les mauvaises humeurs masculines. Elle ressemble à une héroïne de téléfilm à l’eau de rose ! Tout est dans le titre : «Doux amer». Doux amerDans le rôle d’Anne, Véronique Jannota le sourire crispé de la gentille jeune femme rêveuse, le même que dans le feuilleton «Pause café». François Duval joue les chevaliers servants et Niels Arestrup les égoïstes un peu brutaux. Chacun est employé dans un registre qui lui est habituel, comme un cliché. L’important étant de jouer naturel ! Un peu comme dans un Claude Sautet du pauvre. Divisée en chapitres très subjectifs, cette peinture d’un quotidien de femme ne manque pas de charme, mais se déroule avec une lenteur qui permet de faire un tour dans son appartement sans rien perdre de la subtilité de l’intrigue. De bonnes intentions, de jolis sentiments, mais rien d’excitant.

Voyageur malgré lui

Voyageur malgré luiAu départ, une très bonne idée : Macon (William Hurt) est l’auteur à succès d’un guide de voyage intitulé «Le voyageur malgré lui» parce qu’il déteste voyager. A l’usage des hommes d’affaires et autres obligés de se déplacer, qui veulent surtout avoir l’impression de ne pas sortir de chez eux. Pour eux, Macon débusque les pièges, les chausse-trappes, multiplie les mises en garde — tout séjour à l’étranger étant considéré comme une aventure téméraire en territoire hostile. Pour le reste, on ne s’attendait pas, de la part de Lawrence Kasdan («La fièvre au corps», «Les copains d’abord», «Silverado», rien que du meilleur), à un DP (drame psychologique) aussi lourdingue. Macon hait le voyage et se replie, après la mort de son fils et le départ de sa femme, sur un univers de régression infantile, dans la mai-son-cocon de sa sœur et de ses frères célibataires, où ils jouent à des jeux de cartes idiots. Survient Muriel, une dresseuse de chiens, une fille originale (c’est Geena Davis, vue en maîtresse de mouche dans «The fly»). Sortira-t-elle le triste Macon de ses problèmes, angoisses, inhibitions, etc ? Vous le saurez en regardant jusqu’au bout. Non, ce n’est pas si mauvais. Disons seulement que ça ne vaut pas «Les copains d’abord», d’où une certaine déception.


Published by Poupette, on mars 18th, 2015 at 8:13 . Filled under: Blog. | No Comments |

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