RioPlus20

Rien de plus que mon petit monde sur la toile.


Hello baby

Hello babyUne jeune fille d’une famille bourgeoise juive, brillante et passionnée par ses études, rencontre un fils d’ouvrier italien qui roule des mécaniques, rêve de Frank Sinatra et se fait surnommer le Sheik. Elle prépare l’université et il se fait renvoyer du collège. Ils n’ont rien en commun, pourtant ils vont s’aimer dans la tempête. John Sayles, qui nous avait habitués à des films plus intellos et marginaux comme «Brother», s’offre ici un «American graffiti» doux-amer très nerveux et très séduisant (jusqu’à l’entrée à l’université). Après, ça se ramollit un peu. Comédie aigre-douce, « Hello baby» donne une vision très sensible et très amusée des années 60. Mais le grand plaisir du film est de nous faire découvrir deux jeunes interprètes de choc, encore tout jeunots, Rosanna Arquette, avant «Recherche Susan, désespérément» et «Le grand bleu», en jupe plissée et socquettes, et Vincent Spano, avant «Good morning Babylonie» elle tout récent «Rouge Venise», dans le genre gominé et «customisé». On repère également, dans un petit rôle, Matthew Mo-dine. Un film pépinière de jeunes stars, quoi !

Mr North

Mr NorthCostume blanc à discrètes rayures, canotier à ruban rouge, nœud pap’ vert, Mr North est un aimable philosophe comme l’indique son prénom : Theophilus ! Un être aussi exceptionnel et délicieusement désuet ne peut se mouvoir que dans un cadre exceptionnel, à une époque délicieusement désuète : j’ai nommé Newport, Rhode Island, le paradis des milliardaires de la côte Est dans les années 20. Mr North, pour gagner sa vie, est lecteur, comme Miou-Miou ! Il faut le voir arriver chez ses employeurs sur son vélocipède. Il a aussi le don de guérir les migraines en imposant les mains, comme Michel Blanc dans «Monsieur Hire». Ce qui lui vaudra une popularité extrême et pas mal d’ennuis. Mr North sera aussi impliqué dans une famille dont le patriarche à demi-impotent (Robert Mitchum) rêve de fonder une société de libre pensée. Ceci déclenche des jalousies, et la hargne d’un médecin incompétent mène Mr North devant la justice. Le procès est évidemment le clou, l’apogée de ce conte optimiste à la Frank Capra. Un joli film parfaitement euphorique, pour lequel Danny Huston, aidé de son père le grand John, a réuni des noms aussi prestigieux que Robert Mitchum et Laures Bacall, Anjelica Huston, bien sûr, et aussi Harry Dean Stanton.


Published by Poupette, on mars 7th, 2015 at 8:09 . Filled under: Blog. | No Comments |

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