RioPlus20

Rien de plus que mon petit monde sur la toile.


Le blob

Le blobC’était au temps où les teenagers américains se prenaient pour des rebelles sans cause en écoutant du rock. C’était aussi le temps où un jeunot blondinet nommé Steve McQueen débutait sa carrière dans une série E3 particulièrement kitsch et débile. C’était les années 50 ! Un gros chewing-gum carnivore et extra-terrestre s’attaque à une tranquille bourgade américaine. Le jeune McQueen, sa girl friend au bras, veille et affronte le rouge envahisseur le blob ! Le remake concocté par Chuck Russell est très fidèle au modèle original et sait doser habilement le cocktail humour et terreur. Et le film s’offre même de nombreux clins d’œil au précédent. En trente années, le domaine des effets spéciaux a fait des progrès prodigieux. « Le blob » version 88 va donc dévorer avec sophistication : faire passer sa proie par un trou d’évier ou engluer toute une salle d’hôpital. Kevin Dillon (frère de Matt), avec sa bouille de bébé «pop corn-milk shake» en révolte, mène le film tambour battant, devant lutter à la fois contre le monstre visqueux, contre une armada de savants décidés à faire de sa petite ville un terrain d’expérience et contre les policiers qui n’apprécient ni ses cheveux longs ni son blouson de cuir. «Le blob» est vraiment un grand régal d’épouvante. Pour frémir et sourire.

L’ensorceleuse

L'ensorceleuseFilm ou téléfilm ? Allez savoir… En tout cas, ce «Spellbinder» inédit en France est digne d’intéresser les amateurs de fantastique. C’est une nouvelle variation sur le thème, archi-connu depuis « Rosemary’s baby », de la secte des adorateurs de Satan. Jeff Mills, qui travaille dans un cabinet d’avocats, fait la connaissance, dans des circonstances assez spéciales, de Miranda. Coup de foudre. Cette fille splendide, amante experte, a en outre des dons de voyante et de guérisseuse. Tout le monde l’adore, sauf une collègue qu’on s’empresse de taxer de jalousie. Coup de théâtre : la mère de Melinda fait irruption au bureau de Jeff, exigé qu’on lui rende sa fille, au nom de la secte en question. Melinda, paniquée, s’enfuit. Jeff, à la police, rencontre un inspecteur qui prend toute l’histoire très au sérieux. N’en disons pas plus. Quand on a vu la plupart des films du même genre, on n’est pas trop surpris de ce qui va suivre, mais il faut reconnaître que c’est vrai– ment très bien amené : les profanes seront bluffés ! A condition qu’ils ne lisent pas de trop près le texte de la jaquette qui, à mon avis, vend un peu trop la mèche sulfureuse de cette… diabolique histoire !


Published by Poupette, on mai 6th, 2015 at 8:21 . Filled under: Blog. | No Comments |

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