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Rien de plus que mon petit monde sur la toile.


Le dernier empereur

Le dernier empereurAu début du siècle, Pu Yi, un enfant de trois ans, est enlevé à sa mère et conduit dans la cité interdite de Pékin. Un mois après, il se voit promu au rang de dieu vivant et monte sur le trône impérial pour régner sur la Chine. Lorsque ce pays devient une république quelques années plus tard, Pu Yi est protégé du tumulte qui gronde aux frontières de son territoire par des courtisans, plusieurs centaines d’officiers et des eunuques à la fois dévoués à leur maître et attachés à leurs privilèges. L’arrivée de Sir Reginald Johnston, un Ecossais qui devient son mentor et ami, lui ouvre les yeux sans toutefois l’empêcher de commettre une grave erreur d’appréciation politique qui le contraint à l’exil puis, quelques années plus tard, à l’emprisonnement. Superbement photographié, «Le dernier empereur» marque le retour à la réalisation de Bertolucci, qui n’avait rien tourné depuis 1981. Retrouvant le souffle épique qui traversait « 1900», il s’attache à retracer, sans complaisance et avec un regard non dépourvu d’ironie, l’itinéraire d’un être qui, en passant de l’état de demi-dieu à celui de simple mortel, se redécouvre lui-même. Comme dans ses films précédents, Bertolucci dépeint un être à la recherche de son identité, quête d’autant plus difficile dans le cas de Pu Yi que tout et tous, à cause de sa position sociale, l’auront habitué (dans un premier temps) à ne pas s’en préoccuper. Un film somptueux qui renoue avec la meilleure veine du cinéma à grand, très grand spectacle.


Published by Poupette, on décembre 28th, 2014 at 8:44 . Filled under: Blog. | No Comments |

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