RioPlus20

Rien de plus que mon petit monde sur la toile.


Permis de non-retour

Réalisé par David Hemmings (le comédien de «Blow up» et le réalisateur de quelques films dont «Just a gigolo» avec Bowie), imaginé par Donald P. Bellisario (le producteur de «Super copter») et reprenant, en beaucoup plus sophistiqué, l’idée d’un feuilleton comme «Au cœur du temps», « Permis de non-retour » s’offre également deux post-scriptum.., en plongeant le héros « voyageur dans le temps » dans deux nouvelles situations, qui n’ont rien à voir avec l’histoire, fort attachante, qui nous a été racontée pendant plus d’une heure. Comme pour bien montrer que le héros de «Permis de non-retour» est prêt à s’adapter à toutes les aventures temporelles. Tout commence dans un futur immédiat. Un savant américain fait sur lui-même une expérience qui le met à la place, en 1956, d’un pilote d’avion-fusée expérimental X2 (on pense beaucoup à la première partie de «L’étoffe des héros»). Et il ne sait pas piloter ! Et il a perdu toute mémoire. Mais l’image hologramme d’un de ses collègues va l’aider à se sortir de cette situation. Le fantastique, au début, déroute et séduit. Puis on glisse bientôt vers la comédie sentimentale rétro et l’aventure. Roublarde mais efficace, cette première aventure dans le passé de Sam Becket (que, bien sûr, on n’arrive pas à faire revenir dans la dimension temporelle) peut laisser présager d’agréables suites.

Faux-semblants

Faux-semblantsDavid Cronenberg trimballe, d’un film à l’autre, son obsession de la destruction physique et psychique de l’individu. Et, à chaque film, son approche est différente. Dans «Faux-semblants», qui a remporté le grand prix du Festival d’Avoriaz, on retrouve cette lente désagrégation de l’individu. Mais, loin des effets horrifiques de films comme « Parasite murders » ou «La mouche», il organise ici une œuvre dérangeante, mais jamais écœurante. De vrais jumeaux, gynécologues de renom, partagent tout… même les femmes. L’un est plus extraverti et séducteur, l’autre plus introverti et timide. Leur ressemblance leur permet toute les substitutions, professionnelle ou amoureuse. Mais un jour, une femme, une actrice surgit la vie de l’un d’eux, puis des deux. Et elle entraîne le plus faible vers la déchéance et la drogue. Pour sauver ou rejoindre son jumeau, l’autre plongera aussi. Le plus époustouflant du film est le travail de comédien de Jeremy Irons qui compose deux personnages voisins (puisque jumeaux), mais ayant chacun leur personnalité propre. Un détail imperceptible, une attitude, une réplique permet de savoir qui est qui. Et, sur l’écran, les jumeaux, interprétés par Jeremy Irons, s’intègrent étonnamment dans la même image, grâce à l’utilisation d’une technique de double filmage d’une même séquence sur une même pellicule, réglée par ordinateur. «Faux-semblants» est un film dérangeant, fascinant, étonnant, dont on ne sort certainement pas indemne !


Published by Poupette, on juin 24th, 2015 at 8:29 . Filled under: Blog. | No Comments |

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