RioPlus20

Rien de plus que mon petit monde sur la toile.


Presidio

PresidioAprès le meurtre inexpliqué d’une sentinelle, dans le fameux camp militaire du Presidio, un jeune flic civil au sang chaud (Mark Hamon, l’un des héros du feuilleton «Flamingo road») et un vieux renard de la police militaire (Sean Connery, avec qui Hyams avait déjà tourné «Out-land»), vieux ennemis mortels, sont obligés de mener ensemble une enquête ponctuée de meurtres et une chasse à l’homme. Peter Hyams orchestre, avec une visible jubilation, le rapport de forces, non dénué d’humour, entre les deux détectives. Il montre, une nouvelle fois, son talent à investir un lieu (ici, San Francisco des fameuses collines à Chinatown), son art de rendre évidente une réalité sociale (celle de la base militaire du Presidio et de ce monde civil qui la côtoie, sans vraiment en admettre les privilèges) et son habileté à créer une atmosphère. Car Hyams est un des rares réalisateurs américains à être également directeur de la photo de ses films, cela lui permet d’imposer à chaque film une tonalité et une couleur dominantes. «Presidio» marque toute la différence entre un épisode de «Deux flics à Miami» et un vrai film de cinéma.

Taffin

TaffinVoici venu un nouveau justicier des temps modernes, Taffin. Veste de cuir, barbe de trois jours, teint hâlé et colt à la ceinture, Taffin est véritablement le héros de la campagne irlandaise. Son truc : récupérer les dettes de tous ceux qui le payent pour. «Il est difficile de lui dire non», annonce la jaquette. Pourtant, nombreux sont ceux qui s’y emploient régulièrement. Mais voilà, c’est bien lui le plus fort. Son esprit de persuasion et sa force implacable viennent à bout de tous les méchants mauvais payeurs. Et ils sont nombreux dans ce petit bourg perdu ! Aujourd’hui, les villageois font appel à lui pour contrer les vilains projets d’un énorme consortium décidé à implanter une usine chimique au beau milieu de la communauté. Si on pouvait suggérer quelque chose au réalisateur de ce film, ce serait d’inscrire en surimpression au bas de l’écran les moments où le spectateur doit frissonner. Car, en voyant ce brave Taffin, le fou rire vient très vite. Le film est une satire des polars américains sans le vouloir. Enfin, il y a quand même Allison Doody pour sauver cette série B de la catastrophe. Mince consolation !


Published by Poupette, on juillet 10th, 2015 at 8:32 . Filled under: Blog. | No Comments |

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