RioPlus20

Rien de plus que mon petit monde sur la toile.


Spirale meurtrière

Spirale meurtrièreVariation sur thème connu de film noir. Un privé, assez minable, spécialisé dans la filature des femmes adultères, est chargé par un riche homme d’affaires de suivre sa jeune, blonde, sexy et jolie épouse… qui part en cure thermale. Très vite, le privé se retrouve nez à nez avec sa cliente et sympathise avec elle, avant de rapidement devenir son amant. Comble de l’ironie ou comble de la machination, le mari est tué et le privé soupçonné du meurtre. Roger Spottiswoode, grand spécialiste du thriller («Under fire» ou «Randonnée pour un tueur»), s’offre ici un film qui rappelle certains films noirs des années 40 (style «Adieu ma jolie» ou «Assurance sur la mort») et fait beaucoup penser à «La fièvre au corps» de Lawrence Kasdan. Tout en soignant l’enquête et le suspense (prévisible quand on a vu les films avec «garce» précédemment cités), Spottiswoode développe l’aspect psychologique et sensuel de son film.

L’union sacrée

L'union sacréeLe sujet est généreux, ambitieux et même dangereux (vu le monde d’intolérance religieuse dans lequel nous vivons). Deux hommes, deux flics, vont s’affronter, se haïr, être obligés de faire équipe, peu à peu découvrir celui qui se cache derrière le masque de l’autre, puis se lancer ensemble dans un incroyable combat contre le fanatisme. Il y a Simon Atlan le juif et Karim Hamida l’Arabe. Ces deux êtres aussi différents que leurs cultures et leurs religions vont vivre ensemble l’union sacrée contre le terrorisme iranien et le fanatisme islamique. Alexandre Arcady, loin du «Grand pardon» ou même du « Dernier été à Tanger », construit un policier roublard et haletant avec un final qui a du rendre vert d’envie Belmondo, Bebel la cascade. «L’union sacrée» contient ce qu’il faut de violence, de drames, de périls encourus par les deux héros pour qu’on vive le film comme un thriller d’action et de suspense. Mais Arcady n’oublie jamais son univers, sa philosophie et son message. Car ces deux flics, juif et Arabe, venus du soleil, possèdent, au fond d’eux, une petite flamme qui refuse de s’éteindre : la fraternité. Car Berry et Bruel interprètent deux frères venus des mêmes rivages de la Méditerranée. Frères ennemis aujourd’hui. Mais demain ?


Published by Poupette, on juillet 30th, 2015 at 8:35 . Filled under: Blog. | No Comments |

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