RioPlus20

Rien de plus que mon petit monde sur la toile.


Stock-car city

Ce film de Randal Kleiser a été présenté au Festival de Deauville 1984 sous son titre original, «Grandview, USA». Il n’est pas sorti en salles, et le voilà brusquement en cassette ! Explication évidente de ce phénomène : la présence au générique des noms de Patrick Swayze (désormais TV-star) et peut-être aussi de Jamie Lee Curtis (un malheur avec «Un poisson nommé Wanda»). Celle-ci incarne Mike, la très énergique et non-conformiste propriétaire d’un terrain de stock-car, qui se débat dans les problèmes financiers. Un promoteur immobilier, Pearson, a juré de s’emparer de cette belle surface pour y construire un complexe hôtelier. En revanche, son fils Tim (l’ex-«Outsider» C. Thomas Howell) est fou de stock-car et amoureux de Mike, malgré leur différence d’âge. Enfin, il y a Ernie Webster, un ouvrier du bâtiment champion de stock-car (Patrick Swayze). Le tout se passe dans une petite ville du Midwest, Grandview. A voir surtout pour Jamie Lee Curtis, superbe créature qui porte à ravir les basses résilles, chemisiers léopard et mini-jupes de cuir noir.

Je suis le seigneur du château

Ce château-là est bâti en Bretagne, au bord d’une forêt comme celles où les scouts de la collection «Signes de piste» organisaient leurs jeux. D’ailleurs, c’est un peu ce qui va se passer entre Thomas et Charles, dix ans. Le premier est le fils du châtelain (Jean Rochefort), un veuf digne et moustachu. Pour l’aider, il recrute une gouvernante (Dominique Blanc), fraîche et courageuse, mari disparu en Indochine, qui est la mère du second. D’emblée, entre les deux garçons, c’est la guerre. Juché au plus haut de son donjon, Thomas, qui a vu sa mère mourir sous ses yeux, guette l’arrivée des intrus, arrogant et hostile.Je suis le seigneur du château «Je suis le seigneur du château» se répète l’orgueilleux gamin, prêt à toutes les vilenies pour défendre son territoire. « Ne racontez surtout pas l’histoire», prévient le réalisateur, Régis Wargnier («La femme de ma vie»). Il a bien raison. Parce qu’on devine que l’affrontement entre les deux enfants seront impitoyable, mais il y a trop de rebondissements et de revirements qu’on gâcherait en les révélant à l’avance. Dure époque, l’enfance ! Mais quel magnifique. La musique de Prokofiev, incroyablement moderne, soutient de bout en bout ce suspense qui étreint irrésistiblement le spectateur.


Published by Poupette, on avril 2nd, 2015 at 8:16 . Filled under: Blog. | No Comments |

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