RioPlus20

Rien de plus que mon petit monde sur la toile.


Thank you Satan

Thank you SatanNathalie, quatorze ans, en a ras la casquette. Rien ne va plus à la maison. Enfin, en réalité, c’est tout simple son père (Patrick Chesnais) a une maîtresse et mène une double vie. Ce qui ne gêne personne, semble-t-il : sa mère (Carole Laure) s’est habituée, et le chat Albert s’en fout complètement, il passe son temps (amusante trouvaille) à regarder des cartoons pornos à la TV. Sauf Nathalie (Marie Fugain), qui est d’autant plus furieuse que la maîtresse en question, une comédienne nommée Iliana, est deux fois plus jeune que lui. On a envie de lui dire « De quoi je me mêle ?», à Nathalie, mais bon, il n’y aurait pas- de film. La voilà donc qui se rend à Saint-Augustin (oui !) pour adresser une prière à Satan, sans doute à cause de la chanson de Léo Ferré qui donne son titré à cette comédie aussi farfelue que décousue, mélangeant une histoire totalement ringarde de billet du Loto gagnant mais perdu et une idylle avec Eric Blanc en musicien de jazz. Les comédiennes sont vraiment mignonnes, les petites comme les grandes, avec la merveille québécoise, j’ai nommé Carole Laure, dans le rôle de la cerise sur le gâteau. Dommage qu’il soit, ce gâteau, fabriqué selon une recette aussi incohérente : il est du genre qui s’écroule lamentablement quand on le démoule.

BigBig

Le sujet était risqué, voire même casse-gueule. Un petit garçon rêve de devenir grand et se retrouve, un matin, avec un corps d’adulte de vingt-cinq ans, mais avec toujours un esprit de gosse de douze ans. Devant fuir une famille qui le prend désormais pour un étranger, il se retrouve dans la grande ville de New York, avec son insécurité, mais aussi ses golden boys. Succès story oblige, il devient vite un puissant responsable dans une fabrique de jouets. Et il vivra un premier amour pas de son âge, mais tout à fait inoubliable. Tom Hanks, avec sa tête d’écureuil tout ébouriffé, s’amuse comme un petit fou. Son insolence, sa folie, son ironie et sa tendresse nous valent quelques belles scènes : la première nuit dans l’hôtel borgne, la soirée dans la boîte de nuit pleine de snobs, le clavier de piano géant sur lequel on danse pour jouer une mélodie, les bagarres avec le jeune loup interprété pas John Heard, qui se conduit d’une manière encore plus infantile que son rival incongru, etc. Décidément, «Big» est un vrai moment de bonheur et de fraîcheur.


Published by Poupette, on février 27th, 2015 at 8:07 . Filled under: Blog. | No Comments |

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